La
période de fêtes terminée, nous retournons à la pêche au brochet sur le
Derg pendant 2 jours, et sans plus de résultats ; les autres pêcheurs
présents ne font pas mieux que nous... Les
beaux jours de mars et avril sont bien loin et les poissons sont inactifs suite
au rafraîchissement soudain de ce mois de mai ; les éclosions de mouches sont
peu nombreuses et la fraie du brochet n'est pas tout à fait terminée, Claude
A... notre pêcheur au coup n'ose même pas sortir son
matériel. Ils se contente de pêcher le brochet avec le reste du groupe.
Notre hôte, nous invite à aller pêcher la truite sur le
lough Corrib au Connemara, et après 1 heure 30 de route, Alain, Claude H. et moi-même, nous
lançons dans cette aventure en compagnie de Padraig, Paddy et
Nick, sur un lac
bien plus calme que le Derg mais parsemé de nombreux rochers ; pendant ce temps
nos 3 autres compagnons restent sur le Derg pour tenter de prendre quelques
brochets de plus belle taille.
Alain
et sa première truite à la mouche
Tout
commence bien, Alain ne tarde pas à prendre sa première truite à la mouche,
Claude et moi et manquons chacun une, et l'autre équipage en prend 3 à son
tour ; les truites sont très actives, et les gobages nombreux. Notre joie est
vite calmée à l'approche d'une nouvelle pluie soutenue accompagnée d'un vent
assez fort. Il est grand temps de prendre un bon repas à l'irlandaise sur
une île toute proche : un bon moment en compagnie de gens agréables qui
pêchent pour le sport et le respect de la nature ; chose que l'on aimerait bien
voire plus souvent dans notre pauvre France.
L'après-midi,
le temps est devenu complètement déplorable avec un très fort vent et une
pluie qui n'en fini pas, nous ne prenons plus rien et c'est déjà l'heure de
rentrer à notre hébergement près du Derg pour y retrouver le reste du groupe qui n'a pas fait mieux
que nous.
Casse
croûte irlandais sur une île au lough Corrib
Le
lendemain, nous décidons de retourner pêcher le brochet sur le
Derg, mais nous
ne constatons aucune amélioration tant au niveau de la météo qu'à celui des
prises qui sont de plus en plus rares.
Comme
le mauvais temps persiste, nous repartons faire du tourisme et visitons toute la
région du Burren : "Cliffs of Moher", la route côtière, un arrêt
au restaurant "Monks", visites des grottes "Aillwee Cave",
Pulnabrone Dolmen, et retour à la maison. Le dernier jour est consacré à la
découverte des rives du Derg jusqu'à l'amont, ainsi qu'une tourbière avant de
retrouver le petit lough Atorick dans un endroit complètement sauvage.
Résultats
: Lors de ces vacances nous avons pêché pendant 9 jours (seulement), ce qui
nous a permis de "prendre" 43 brochets (le plus gros 75 cm), 16
perches et une truite à la mouche ; à l'exception de 2 perches utilisées pour
la pêche, toutes nos prises sont retournées à l'eau dans l'excellentes
conditions.
Pour
conclure, nous retiendrons les bons moments passés en groupe, et nous nous
abstenons de faire des prévisions dès à présent. Nous n'avons pas eut de
chance avec cette mauvaise météo, et il est bien difficile de prévoir une
période favorable pour un autre voyage ; nous attendons également les
résultats que ferons d'autres amis fin septembre et en octobre prochain afin d'avoir quelques
données supplémentaires. Nous voulons aussi nous accorder un temps de réflexion.
Suite à toutes ces
sorties en Irlande entrecoupées de hauts et de bas, (c’est également le cas
pour d’autres pêcheurs rencontrés sur Internet et passionnés par ce pays),
nous devons bien admettre que tout est lié aux conditions météo, mais aussi
en raison de la constante pression de pêche ; le poisson est éduqué et
le choix de nouvelles techniques (ou du moins de techniques peu employées là
bas) est à présent primordial.
Quand vous programmez un
voyage un an à l’avance, vous ne pouvez savoir le temps qu’il va faire lors
de votre séjour ; il est alors important de consulter les rapports de pêche
du moment et d’avoir quelques renseignements de la part de quelques amis qui
ont la chance de pouvoir pratiquer la pêche du carnassier en France sur des
plans d’eau privés pendant la période de fermeture.
Commentaire 2005 :
Un temps froid et
pluvieux à rendu ce séjour difficile, tout au moins la pêche. Nos techniques
basées en grande partie sur la traîne et les pêches du début des années 1990, ne
sont plus "au top" pour espérer avoir d'excellents résultats. Le lac compte
encore de très belles pièces : pour preuve les jolis "becs" (entre 15 et 20
livres) pris au jerkbaits par un hollandais lors de la compétition qui était
organisée pendant notre séjour. J'en conclus que le Derg retrouve rapidement un
cheptel digne de sa taille et bientôt de celui qui a fait sa réputation par le
passé... les belles prises (au dessus du mètre) réalisées par le groupe des
"pêcheurs lorrains" lors des séjours suivants le confirment, et c'est tant mieux
!!!